Le mieux-être, c’est aussi oser parler
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Le 10 septembre marque la Journée mondiale de la prévention du suicide. Une journée qui nous rappelle quelque chose de fondamental : prendre soin de soi et des autres ne passe pas toujours par de grands gestes.
Parfois, prendre soin commence simplement par oser parler.
Chez Essanzia, le mieux-être fait partie de notre quotidien. Nous évoluons dans un univers où l’on parle d’huiles essentielles, de routines, de moments pour soi, de détente et de petites habitudes qui peuvent rendre les journées plus douces.
Nous côtoyons aussi beaucoup de conseillères et de personnes qui accompagnent les autres dans leur recherche d’un plus grand bien-être.
Mais justement, le mieux-être est beaucoup plus vaste que les produits et les rituels que l’on adopte. Il touche aussi notre santé psychologique, nos relations, notre équilibre, notre capacité à reconnaître quand quelque chose ne va plus et à aller chercher de l’aide lorsqu’on en a besoin.
Vouloir aller mieux peut prendre plusieurs formes
On associe souvent le « prendre soin de soi » à quelque chose d’agréable : ralentir, marcher dehors, prendre un bain, diffuser une huile que l’on aime, bien manger, bouger ou simplement prendre quelques minutes pour respirer.
Et oui, toutes ces petites choses peuvent faire partie de notre équilibre.
Mais prendre soin de soi, c’est aussi parfois faire quelque chose de beaucoup moins joli sur une photo : dire que ça ne va pas.
Reconnaître qu’on est épuisé. Dire à quelqu’un qu’on se sent dépassé. Prendre rendez-vous avec un professionnel. Appeler une ressource d’aide. Ou simplement répondre honnêtement lorsqu’une personne nous demande : « Comment vas-tu? »
Certaines périodes de la vie demandent un soutien que nos propres outils, aussi précieux soient-ils, ne peuvent pas remplacer.
Prendre soin des autres, c’est aussi ouvrir la porte
Récemment, un atelier animé par le Réseau des éclaireurs, autour notamment de la santé mentale et de la prévention du suicide, nous a ramenés à une idée toute simple : nous n’avons pas besoin d’être spécialistes pour être attentifs aux gens qui nous entourent.
On peut prendre des nouvelles. Poser une deuxième fois la question lorsqu’un « ça va » semble cacher autre chose. Écouter sans chercher immédiatement à régler le problème. Éviter de minimiser ce qu’une personne nous confie.
Et lorsqu’une situation nous dépasse, nous pouvons surtout aider la personne à se tourner vers les bonnes ressources.
Être présent pour quelqu’un ne veut pas dire devoir tout porter sur ses épaules.
Cultiver son bien-être, un petit geste à la fois
Le visuel du Réseau des éclaireurs que nous partageons ici résume bien cette idée.
Favoriser des relations saines, faire ce qui nous fait du bien, rester actif, s’impliquer dans sa communauté, reconnaître ce qu’il y a de positif autour de soi, apprendre à mieux se connaître et développer des façons de composer avec le stress : le mieux-être peut se construire à travers une foule de petits gestes.
Ce qu’on aime particulièrement dans cette approche, c’est qu’elle ne présente pas le bien-être comme une destination à atteindre.
Le bien-être se cultive. Il évolue. Et il ne ressemble pas toujours à la même chose d’une journée à l’autre.
Certaines journées, prendre soin de soi voudra simplement dire sortir marcher, appeler une amie ou s’accorder une pause.
D’autres fois, ce sera reconnaître que la souffrance est devenue trop grande et qu’on a besoin d’une aide professionnelle.
Les deux peuvent faire partie du même désir : aller mieux.
Des ressources à garder près de soi
Si tu penses au suicide, si tu t’inquiètes pour quelqu’un ou si tu vis un deuil à la suite d’un suicide, des ressources sont disponibles au Québec.
Besoin d’aide?
1 866 APPELLE : 1 866 277-3553
Texto : 535353
Clavardage : suicide.ca
Info-Social : 811, option 2
En situation de danger immédiat pour toi ou pour quelqu’un d’autre : 911.
Ça vaut la peine d’enregistrer ces ressources dans son téléphone. Pas seulement pour soi. Peut-être qu’un jour, quelqu’un autour de nous en aura besoin.
Le mieux-être, dans son sens le plus large
Chez Essanzia, nous continuerons évidemment de parler des petites choses qui peuvent rendre le quotidien plus agréable : les rituels que l’on aime, les huiles essentielles, les façons de ralentir et les outils qui peuvent accompagner nos moments de bien-être.
Mais si nous voulons réellement parler de mieux-être, nous croyons qu’il faut aussi laisser une place à ces conversations-là.
Les outils de bien-être ont leur place. Mais ils ne remplacent pas l’aide d’un professionnel lorsqu’on en a besoin.
Et demander de l’aide n’enlève absolument rien à tout ce que l’on fait déjà pour prendre soin de soi. Ça peut, justement, en faire partie.
Parce que parfois, prendre soin commence simplement par oser parler.